L'Écho de Frontenac, hebdo de la région de Lac-Mégantic
 
 
 
 
>  Actualité
>  Actualité policière
>  Paroles aux lecteurs
>  Portrait
>  Billet de Rémi
>  Billet de Claudia
>  La glaciation du lac
>  La déglaciation du lac
>  Élections fédérales 2011
>  Travaux du CSM
>  Tragédie à Saint-Romain
>  Championnat canadiens de cyclistes
>  Élections municipales 2017
>  Archives
19 septembre
Bingo 19 septembre
Demandez aux citoyens ce qu'ils veulent!
14/8/2019
0 commentaire (s)

La fierté des gens d’ici !
12/7/2019
0 commentaire (s)

Le bon sens va-t-il prévaloir ?
28/6/2019
0 commentaire (s)

Le bon sens va-t-il prévaloir?
27/6/2019
0 commentaire (s)

  BILLET DE RÉMI

Archives      



Le Bloc, utile?
Rémi Tremblay  ( 8/3/2018 )      0 commentaire (s)

Les récents déboires du Bloc québécois offrent un spectacle pitoyable. Ça sent la fin de vie sans dignité! À force de s’entêter, de s’accrocher, Martine Ouellet la malaimée nous oblige à assister à la déchéance, en direct à la télé, d’une formation politique née il y a 26 ans pour n’avoir qu’une existence brève.

La région de Mégantic a déjà donné! Elle a fourni à la Chambre des communes trois députés bloquistes qui avaient tous l’espoir de ne pas s’y éterniser!

Rappelons aux plus jeunes que Mégantic, à l’époque où la région était intégrée à Compton-Stanstead, a été directement impliquée dans la fondation du Bloc. Le député conservateur François Gérin a fait partie de ce groupe de dissidents qui ont déserté les banquettes du gouvernement de Brian Mulroney pour donner naissance à un premier parti souverainiste québécois à Ottawa, avec, entre autres, Lucien Bouchard. Maurice Bernier s’en souvient très bien puisque c’est lui que Gérin a ensuite approché pour défendre les couleurs du parti à l’élection générale de 1993. Deux ans avant le référendum de Jacques Parizeau! La mission du Bloc, à l’époque: préparer le Canada à la transition, après la victoire très attendue du «oui».

À ce moment-là, Maurice Bernier y croyait à l’utilité du Bloc, comme les autres membres de son groupe parlementaire. «Si on perdait le référendum, je souhaitais qu’on abandonne!» Maurice a siégé de 1993 à 1997. Après lui, malgré quelques coups de ciseaux dans la carte électorale fédérale, les électeurs ont renouvelé le mandat d’abord à Jean-Guy Chrétien puis à Marc Boulianne, jusqu’en 2006.

J’aime bien le papier jauni des vieux journaux collés dans un scrapbook. J’y ai déniché un billet écrit en mai 1991 sous le titre «Jean Charest piétine les plates-bandes de François Gérin». Un peu moins d’un an après que le député fédéral eut choisi de quitter le caucus conservateur à Ottawa pour épouser la cause souverainiste. J’écrivais «Bientôt un an que sa circonscription se sent privée d’un contact privilégié avec le gouvernement central.»

Député conservateur de Sherbrooke, le jeune Charest était un peu devenu le «parrain» de Mégantic-Compton-Stanstead. Même François Gérin le reconnaissait, lui qui, à l’époque, suggérait à des organismes du Haut-Saint-François de diriger leurs projets économiques vers le bureau de son ex-collègue conservateur, pour avoir les meilleures chances de réussite.

Dans toute cette saga autour de Martine Ouellet et de la démission, la semaine dernière, de sept des dix députés du Bloc siégeant à Ottawa, on a tendance à ne regarder que l’avenir d’une formation politique plutôt que le travail terrain des députés élus. «L’avenir du Québec c’est une chose; le développement économique de Mégantic-Compton-Stanstead c’est une autre chose», avouait lui-même François Gérin de son vivant.

Quand un député, fédéral comme provincial, tourne le dos à la bannière politique sous laquelle il a été élu par ses concitoyens, il doit rendre des comptes. Pas juste à la formation politique qu’il quitte mais surtout à ses électeurs qui l’ont engagé pour les représenter. Ton député est ton code d’accès dans l’appareil gouvernemental, à Québec comme à Ottawa. Peu importe sa couleur politique ou ses allégeances. Son premier devoir est de servir sa population.

Les députés bloquistes l’ont tous bien fait, comme tous les autres députés de toutes les formations politiques confondues, sauf qu’il faut se rendre à l’évidence, il y a déjà belle lurette que le Bloc est devenu inutile! Ouch, ça fera mal aux souverainistes, mais il faut se faire une raison. Martine Ouellet sera celle par qui viendra le sabordage d’un navire qui n’allait nulle part.

Le signal aurait dû être clair en 2007 quand le Parti québécois a fait élire 37 députés à l’Assemblée nationale comparativement à 51 députés du Bloc siégeant à Ottawa. La bataille pour la souveraineté du Québec ne peut se faire qu’en territoire québécois.

Le Bloc est devenu un poids pour les souverainistes. En campagne électorale, il gruge l’énergie de ses associations dans les 75 circonscriptions québécoises, composées la plupart du temps des mêmes bénévoles que le Parti québécois. Un double fardeau pour des organisateurs qui deviennent de plus en plus épuisés.

Devenu un sage observateur de la vie politique, Maurice Bernier n’a rien perdu de sa faculté de mémoire, soyez-en assurés. L’ex-chef de cabinet de René Lévesque se souvient que son patron n’était pas très chaud à l’idée de voir un parti souverainiste traverser la rivière des Outaouais.

Il ragerait de voir ce que Martine Ouellet a soulevé comme poussière ces derniers jours. Mais en même temps, ça le soulagerait peut-être de penser que le coup de balai de Martine va non seulement l’emporter elle, mais aussi le Bloc au complet, afin de mieux concentrer les troupes sur l’unique champ de bataille.

   

 

 

| Plus
Commenter cet article     0 commentaire (s)

Votre nom :

Votre courriel :

Commentaires :






 

> Animaux > Cours > Logements à louer > Motoneiges à vendre > On demande
> Chalets > Divers > Maisons à louer > Motos à vendre > Terrains à vendre
> Chambres à louer > Divers à vendre > Maisons à vendre > Occasions d'affaires > Véhicules à vendre
> Commerces à vendre > Locaux commerciaux à louer > Messages personnels > Offres d'emplois > Vente de garage