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Les jeunes ne se pressent pas aux portes des usines. Les départs à la retraite viennent accentuer la problématique de recrutement de nouvelle main-d’œuvre.
La main-d'oeuvre: denrée rare en région!
Rémi Tremblay  ( 22/2/2017 )

Selon Emploi-Québec, pour la période 2015-2019, 28 500 postes seront disponibles sur le marché du travail estrien, principalement dû aux nombreux départs à la retraite. Près d’un emploi sur dix requerra un diplôme d’études collégiales ou un diplôme d’études professionnelles. La Table estrienne de concertation Formation-Emploi s’inquiète: avec la diminution du nombre de personnes en âge de travailler et les opportunités d’emplois en augmentation, l’Estrie doit à tout prix pallier à une rareté de travailleurs et à une rareté de compétences.

«Même si le bassin de main-d’œuvre était suffisant, ce qui est de moins en moins le cas, les difficultés de recrutement sont de plus en plus présentes dans certaines industries et certains secteurs d’activité. On y observe un déséquilibre au niveau des compétences professionnelles détenues par les chercheurs d’emploi par rapport à celles recherchées par les entreprises. Les chercheurs d’emploi et les travailleurs ont par conséquent tout intérêt à bien connaître le marché du travail pour être en mesure d’y ajuster leurs compétences», insiste l’organisme.

La profession de mécanicien industriel est un bon exemple pour illustrer ce manque de compétence. Certaines entreprises ne réussissent pas à combler leurs postes vacants même parmi les mécaniciens industriels sans emploi, puisque ces derniers ne possèdent pas certaines compétences spécifiques recherchées et aussi parce que les équipements sont maintenant plus sophistiqués et souvent plus informatisés. Une rareté de main-d’œuvre limite l’entreprise dans son développement et nuit par le fait même à l’économie locale et donc à la richesse collective.

«L’entreprise doit être prête à innover pour intéresser, former et retenir ses travailleurs. Non seulement doit-elle se démarquer comme employeur, mais elle doit également être prête à s’ouvrir à la diversité et à s’engager dans une démarche de formation et de soutien à la tâche afin d’amener l’employé à répondre mieux à ces exigences.»
Un portrait semblable ici
Dans la région du Granit, le portrait n’est guère différent. Nombreux sont les employeurs qui s’inquiètent et désespèrent de trouver des candidats pour combler des postes vacants comme journaliers ou plus spécialisés. La difficulté de compléter les équipes de production demeure même un frein aux projets d’expansion. Des entreprises du parc industriel sont en manque d’effectifs. Tafisa et Masonite en sont de bons exemples. À Lac-Drolet, Scierie Tech dans le domaine du bois en cherche désespérément.

L’entreprise Industries Manufacturières Mégantic, sur la rue Notre-Dame, est plus que centenaire. Avec une main-d’œuvre relativement stable mais une moyenne d’âge des travailleurs assez élevée, l’employeur doit composer avec une demi-douzaine de départs à la retraite chaque année, depuis 2015. L’exercice de recrutement n’en est pas moins un défi de taille à tout coup. «Il y a eu beaucoup d’efforts mis en région pour recruter. Le Granit participe à des salons et des foires d’emploi à l’extérieur, mais les résultats se font encore attendre. Il y a une compétition entre les régions pour combler ses propres besoins, et une compétition entre les entreprises pour diriger les nouveaux candidats chez elles», reconnaît le directeur général Daniel Hamann.

Les journaliers de production sont en demande, mais la situation est pire pour le recrutement de nouvelle main-d’œuvre formée spécialisée. «Les méthodes traditionnelles de recrutement ne suffisent plus. On utilise de plus en plus les réseaux sociaux, mais il faut aussi envisager d’autres mesures, comme le travail à temps partagé et l’horaire adapté.»

Chez IMM, un programme de référencement a même été mis en place. Le travailleur qui recrute un autre candidat a droit à une prime. «Il faut user d’imagination, des réseaux de contacts. Surtout dans les milieux de travail en usine. Avec l’automatisation, oui on réduit la lourdeur du travail physique, mais les gens qui atteignent l’âge de la retraite veulent profiter de la vie et c’est tout à fait normal.»

Pour les plus petites entreprises ayant moins de capacités financières, la difficulté de recruter de la main-d’œuvre est encore plus grande. Et les solutions moins évidentes.

   

 

 

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