L'Écho de Frontenac, hebdo de la région de Lac-Mégantic
 
 
 
 
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Raymond Savoie et François Gendron
L'opposition à la voie de contournement ferroviaire s'intensifie
Rémi Tremblay  ( 28/3/2017 )

Des citoyens de Lac-Mégantic, Frontenac et Nantes s’opposant au tracé de la voie de contournement ferroviaire réclament une écoute attentive de la part du fédéral et du provincial. «Ce tracé prévoit passer sur des terres agricoles ancestrales, à proximité des résidences. Les citoyens établis dans cette région ont le souci de préserver leur qualité de vie, de continuer à évoluer dans un environnement paisible et écologiquement sain.»

Après deux premières pétitions qui ont été jugées non conformes aux règles de l’Assemblée nationale, une troisième a été mise en circulation ces dernières semaines et, cette fois, les signatures ont été recueillies au porte-à-porte, auprès des propriétaires directement concernés par le projet.

Un résidant de la rue La Fontaine, secteur Frontenac, François Gendron, est allé à la rencontre de chacun d’eux. La pétition, comptant près de 300 signatures, a été remises en mains propres aux bureaux du député provincial Ghislain Bolduc, du député fédéral Luc Berthold et de la préfet de la MRC du Granit, Marielle Fecteau. En introduction au document, un message clair: «Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de suspendre le projet de contournement de la ville de Lac-Mégantic pour le chemin de fer et de voir à ce que des mesures de sécurité ferroviaire appropriées soient clairement énoncées et de faire en sorte qu’elles soient respectées dans leur application.»

Son responsable dit porter la voix des familles qui subiront les impacts du projet et qui l’ont partout accueilli les bras ouverts. «J’admets que les Méganticois ont un problème dans leur propre cour et qu’ils veulent l’envoyer dans la cour du voisin, mais les gens manquent d’une certaine compassion envers ceux qui seront pognés avec.»

Quand il a pris son bâton de pèlerin et qu’il est parti recueillir les signatures, François Gendron a débuté sa quête plus au sud, à l’extrémité de la rue La Fontaine. Parmi ses appuis, un homme âgé de 96 ans qui verra sa terre scinder par le passage du train et d’autres comme lui qui «se sont fait forcer la main.» Au sud de la Chaudière, de La Fontaine à Salaberry, et même Wolfe, environ une douzaine de propriétaires sont directement concernés par le tracé proposé.

De l’autre côté de la rivière, vers le nord, même accueil chaleureux sur le 11e et le 10e Rang et dans le secteur résidentiel de Laval-Nord, le long des rues Boutin et Des Pins, entre autres. Dans ces quartiers résidentiels, les propriétaires doivent déjà composer avec le passage d’une ligne électrique, un sentier de motoneige et le boulevard J-M Tardif. Des histoires personnelles dans presque chacune des familles touchées. Comme cette dame de 90 ans qui pleurait. «L’idée d’être expropriée l’inquiète», partage M. Gendron. Un autre cas, cette résidante qui a été expropriée lors de la construction de la voie de contournement routière se retrouve en pleine ligne du tracé de la voie de contournement ferroviaire.

Âgé dans la mi-soixantaine, François Gendron lui-même risque de voir ses 110 acres de terres coupées en deux. «J’avais tout l’équipement pour une petite érablière. Est-ce que j’aurai encore le goût?»
Raymond Savoie demeure sur la rue Wolfe, tout juste voisin de la voie de contournement routière. Le chemin de fer traversera sa terre, lui aussi, à moins de 15 mètres de la maison de pierre construite par son arrière-grand-père. Il est prêt à se battre pour protéger son bien, déjà amputé par le prolongement de la 161.

Des histoires semblables sur les propriétés du 3e Rang, à Frontenac, où le train va passer à quelques centaines de mètres d’une cabane à sucre. Plus prêt encore pour une cabane à sucre très fréquenté du 10e Rang, à Lac-Mégantic.

Des gens, sans doute des employés d’Aecom, la firme responsable de l’étude faisabilité du projet, sont passés prendre des photos au début de l’année. «Les prix qui nous seront offerts sont ridicules», disent d’une même voix messieurs Gendron et Savoie.

Plusieurs résidants de Frontenac s’étaient déjà prononcés contre le projet lors d’une première pétition laissée sur le comptoir de certains commerces. «L’aménagement d’une voie ferrée dans notre environnement n’est pas une modification logique, raisonnable, sensée, prévisible! Notre quiétude est tout aussi importante que celles des résidants de Lac-Mégantic. Ceux-ci ont choisi leur maison, leur quartier, en toute connaissance de la présence de la voie ferrée à proximité. Le train passait tout près d’eux et ils ont fait ce choix. Pas nous !»

Selon eux, ce n’est qu’une minorité de citoyens de Lac-Mégantic qui réclament à haut cri une voie de contournement. «Le gouvernement les écoute. Une majorité des citoyens de Frontenac s’opposent à cette voie de contournement, écoutez-nous!»

Les municipalités de Frontenac et de Nantes ont également reçu une copie de la pétition.

   

 

 

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