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Carole Dodier, Johanne Gonthier, Julie Morin et Colette Roy Laroche. Des femmes d’influence qui en inspirent d’autres.
Des femmes d'influence cultivent la relève politique
Rémi Tremblay  ( 29/5/2017 )

«Au départ, je ne voulais pas me présenter en politique municipale. On m’a sollicitée plusieurs fois avant que je dise oui, mais finalement, quand je regarde mon expérience de 13 ans, ça a été l’une des plus belles de ma vie.» Aveu sincère de l’ex-mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche exprimé devant un groupe de femmes réunies à l’invitation du Centre des femmes, pour un 5 à 7 sous forme d’échanges, à la Chocolaterie, le 17 mai.

Devant une salle conquise d’avance, Colette Roy Laroche maîtrise son sujet avec naturel. Réclamée un peu partout au Québec par des élus qui lui vouent encore un culte hérité de sa façon de gérer la crise méganticoise de juillet 2013, elle se sent particulièrement mieux auprès de gens qu’elle a autrefois côtoyés. Parmi eux, présents ce soir-là, l’ex-députée Johanne Gonthier, la préfet de la MRC Marielle Fecteau, la conseillère municipale Julie Morin, même le maire de Stornoway, Mario Lachance, qui préside un conseil où ne siège qu’une seule femme élue.

Le message que tous sont venus entendre: «Il faut lever nos préjugés par rapport à la politique. On n’a pas la cote d’amour, les élus ce temps-ci, sauf qu’on est chanceux de vivre en démocratie, dans un pays libre comme le nôtre où on peut exprimer nos idées, où on peut exercer une démocratie participative plutôt qu’autocratique. (…) La politique, c’est beaucoup plus beau à l’intérieur que vue de l’extérieur, parce qu’on travaille pour des citoyens et les citoyens, majoritairement, nous sont reconnaissants, ils apprécient le travail que l’on fait et comprennent aussi les difficultés que l’on vit. C’est valorisant!»

La discussion s’anime dans la bonne humeur. Johanne Gonthier rappelle au souvenir de celles qui ont ouvert la voie à une meilleure représentation des femmes en politique municipale dans la MRC. «Ici, on a une belle culture. On a bien cultivé nos femmes!» lance-t-elle, fière de la façon dont mairesses, députées et conseillères ont et continuent d’honorer leur poste.

La parité homme-femme dans les conseils municipaux, est-ce envisageable, questionne-t-on ? Colette Roy Laroche constate à regret: «On a atteint comme un plafond de verre. Au Québec, ça ne dépasse pas le 30% de femmes au municipal. Le premier défi, c’est d’amener beaucoup plus de femmes à se présenter. Comment on peut faire pour convaincre davantage de femmes à le faire aux élections municipales de novembre prochain ? C’est la responsabilité des hommes et des femmes. On avance peu depuis les élections de 2009; il y a peu de progression et à des endroits, ça régresse. Même si vous ne vous présentez pas, l’important c’est de réussir à convaincre d’autres femmes à le faire.»

Coordonnatrice au Centre des femmes, Carole Dodier a derrière elle tout son passé chez Femmes et pouvoir, une organisation quasi «révolutionnaire» à l’époque, parce qu’elle associait les mots «femme» et «pouvoir»! Elle n’a rien perdu de son esprit de combat pour une place plus grande des femmes en politique municipale. «Par le Centre des femmes, on va développer un réseau de soutien. Je crois que la MRC va se développer de mieux en mieux s’il y a plus de femmes. Je suis prête à vous soutenir individuellement», lance-t-elle aux femmes présentes.

Ce qu’elle continue d’affirmer haut et fort aujourd’hui comme hier: «Moi je suis une femme et je peux !» L’ex-mairesse Colette résume sa façon à elle d’apprivoiser le pouvoir : «Partager le pouvoir, c’est ce que j’ai fait avec mes équipes. Oui, contrairement à ce que l’on peut penser, le pouvoir plus on le partage plus on en a!»

Qu’est-ce que ça prend pour devenir une mairesse? C’est quoi les critères? Faut-il avoir été aux études? À cette question d’une participante, des voix s’élèvent. «À ce compte-là, il y aurait bien des gens qui ne seraient pas en politique!» «Il faut avoir 18 ans et du jugement», dit une autre. Le maire Mario Lachance propose : «L’idéal, c’est de commencer par être conseillère. Être maire sans avoir eu de l’expérience là-dedans, c’est difficile!» La réponse de Colette Roy Laroche: «Ce qu’il faut, c’est d’avoir le sens politique !» Celle de Carole Dodier : «On apprend quand on est dedans. C’est pas différent de gérer une famille que de gérer une municipalité finalement!»

   

 

 

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