Guignolée
L'Écho de Frontenac, hebdo de la région de Lac-Mégantic
 
 
 
 
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Salle comble au premier soir des audiences du BAPE, lundi, à la salle Bestar du Centre sportif Mégantic. (Photo Pierre Lebeau)
Audiences du BAPE: Entre le «pas dans ma cour» et la «sécurité à tout prix»
Rémi Tremblay  ( 2/6/2017 )

La commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, présidée par Joseph Zayed, a entamé ses travaux à Lac-Mégantic, lundi soir, devant environ 150 personnes. À la recherche de l’acceptabilité sociale, le commissaire a donné libre cours aux citoyens de se prononcer sur les cinq options à l’étude sur le réaménagement de la voie ferrée traversant le centre-ville de Lac-Mégantic.
«Notre rôle est de conseiller le gouvernement sur une des cinq options qui ont été évaluées par l’initiateur (la Ville de Lac-Mégantic). La commission est consultative», a insisté le commissaire en ouverture, qualifiant le travail de la commission de «complètement indépendant, neutre et impartial.»

Les intervenants qui ont pris le micro, lundi et mardi, ont semblé être partagés entre le statu quo, d’une part, et la nécessité, d’autre part, de «sortir le train du centre-ville» pour une question de sécurité en privilégiant l’option 3, soit le corridor de la voie de contournement le plus court, à un coût estimé à 115 M$, qui obtient la meilleure note à l’examen de l’étude Aecom.

La Ville de Lac-Mégantic était représentée par la directrice générale, Marie-Claude Arguin, Jean Hardy de la firme Stantec, Normand Gauthier et Barry Palynchuk d’Aecom, une spécialiste en environnement et une représentante du ministère des Affaires municipales.

Pas de défenseurs pour l’option du statu quo dans l’état actuel de la voie ferrée, une option écartée pas la totalité des intervenants. Si l’option du «statu quo amélioré» réconforte les citoyens de Frontenac, opposés à la construction d’une voie de contournement qui affecterait la qualité de vie des résidents qui se retrouveraient à proximité de la voie, certains à moins de 200 mètres, d’autres, dont la Ville de Lac-Mégantic, y opposent une fin de non recevoir et préfèrent plancher sur un projet qui pourra être présenté avant la fin de 2017 aux autorités gouvernementales. L’idée de construire un mur en béton armé de 600 millimètres de largeur mètres de chaque côté de la voie ne passe pas.

La commission a accueilli l’opinion d’un représentant du Syndicat des producteurs de bois, Émery Bélanger, qui a déposé une pétition de 350 noms de citoyens de la région opposés à une voie de contournement. «Nous, les producteurs forestiers, pourquoi on accepterait le chemin de fer qui passe à Mégantic?»

Des citoyens qui s’identifient à des survivants de la tragédie de juillet 2013 ont défilé au micro pour témoigner, souvent avec émotions, de ce qu’ils ont vécu. «Faut arrêter de penser business et penser humain. Il faut trouver une solution, une vision d’avenir pour les générations qui suivent», a martelé Jean Paradis. «Je suis celui qui a perdu beaucoup. Je souhaite à personne de vivre ça», a clamé l’industriel Raymond Lafontaine, manifestant du même souffle son opposition au tracé de la voie de contournement qui passera, à Nantes, «derrière le développement domiciliaire de mes enfants. Je veux que la voie reste à la même place!» Au tour d’Isabelle Boulanger, mère d’une victime de la tragédie. La voie de contournement privilégiée passerait à moins de 300 mètres de sa résidence, aux limites de Frontenac et de Lac-Mégantic. «Il faudrait opter pour le statu quo amélioré, suggère-t-elle. Tant et aussi longtemps que la sécurité ne changera pas, on ne fait que déplacer le problème.» Selon elle, les compagnies de chemin de fer qui ne respectent pas les règles fédérales devraient être mises à l’amende de façon sévère. «Faute d’avoir deux mécaniciens à bord de la locomotive, il devrait y avoir un mécanisme d’arrêt d’urgence du train.»

«Nous rêvons à un centre-ville qui ne serait plus enclavé par la voie ferrée. Le statu quo n’est pas une option» a déclaré pour sa part le maire de Lac-Mégantic, Jean-Guy Cloutier.

Béland Audet, le président de Logi-Bel, a surpris le commissaire Zayed en mentionnant le fait qu’à peine quelques jours après la tragédie, il avait soumis deux tracés de contournement de la voie ferrée, des plans qui sont restés lettres mortes au ministère des Transports, au moment du changement de gouvernement. Son intervention : il existe des lacunes dans les cinq options soumises à la consultation publique, dont celle de ne pas avoir consulté les utilisateurs locaux de la voie ferrée et de n’avoir établi aucune communication. Et il y a le coût! L’option privilégiée du corridor 1 est estimée à 115 millions, ce qui lui semble ahurissant! «Ici, on compare nos coûts au TGV (train à grande vitesse) en Europe. Au Saguenay, une voie ferrée de 12 km a été construite pour 36 millions de dollars !» Autre secteur problématique, la traversée du rang X, «une intersection routière déjà meurtrière!» Pour ajouter à ses doutes sur la sécurité du futur tracé, Béland Audet a tenu à rappeler qu’en passant le rail près de la cour des matières premières de l’usine Tafisa et de sa bouilloire thermique, les conséquences d’un déraillement seraient dramatiques. Autre absence, aucune mention d’une cour de triage sur les plans proposés, «alors que le volume de marchandises traité dans le parc industriel est quand même important.»

Les conditions de la voie ferrée actuelle rencontreraient, selon les experts, les normes de catégorie 1 à l’intérieur de la ville et de catégorie 2 à l’extérieur. Alors, quels sont les facteurs qui font que la voie actuelle soit écartée du revers de la main, interroge le commissaire? Le problème serait les conséquences, probablement les mêmes, d’un nouvel accident en zone aussi densément peuplée.

L’équipe qui pilote le dossier de la Ville de Lac-Mégantic n’est pas sourde aux doléances des résidents de Frontenac qui craignent d’être les prochaines victimes d’une trop grande proximité avec le chemin de fer. Si aucune rencontre n’a été tenue jusqu’à présent, c’est, de l’aveu de Marie-Claude Arguin, «qu’on a choisi d’attendre que le gouvernement se prononce.» Si le gouvernement donne le feu vert au modèle que compte bientôt proposer la Ville, des rencontres auraient lieu avec chaque résident concerné. Toute une équipe complète comprenant un représentant de la ville et de la municipalité du résident, ainsi que des experts en santé et en acquisition, pour être en mesure de proposer «toutes sortes de compensations monétaires jusqu’à une possible relocalisation».


   

 

 

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