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Barry Palynchuck, de la firme Aecom. (Photo Pierre Lebeau)
Canal de communication encore difficile avec Transports-Canada
Rémi Tremblay  ( 2/6/2017 )

En attendant le moment de sortir la voie ferrée du centre-ville, presque quatre ans après la tragédie de juillet 2013, les autorités se sentent impuissantes à réagir promptement advenant un nouveau déversement de matières dangereuses en plein cœur de la ville. Un plan de mesure d’urgence, une cellule de crise? Non, admet la Sécurité publique, bien en peine d’expliquer pourquoi Transports Canada tarde tant à lever la confidentialité sur des données importantes sur la nature des produits transportés par la compagnie ferroviaire Central Maine & Quebec dont seule la municipalité a actuellement accès, sans toutefois pouvoir légalement les partager… même à la Sécurité publique!

Aux premières heures des audiences publiques du BAPE sur le réaménagement de la voie ferrée traversant le centre-ville de Lac-Mégantic, lundi soir dans la salle Bestar du Centre sportif Mégantic, le commissaire Joseph Zayed a quelque peu décontenancé les représentants de la Ville et un fonctionnaire du ministère de la Sécurité publique agissant à titre de personne-ressource auprès de la Commission, Steve Boivin, en les interpellant sur l’ensemble des mesures prises pour empêcher que l’accident ferroviaire se répète, avec les mêmes impacts, en attendant une décision du gouvernement du Québec quant à la relocalisation probable des voies ferrées. Quelque soit le modèle d’affaires retenu, les nouveaux ouvrages ne seront pas complétés avant 2022.

«Depuis la tragédie, il n’y aura plus de voie ferrée au centre-ville de Lac-Mégantic dans la tête (des autorités) de Lac-Mégantic», insiste celle qui pilote le dossier, la directrice générale Marie-Claude Arguin. Ce qui expliquerait pourquoi, depuis l’accident, les règlements de zonage en matière de construction résidentielle près d’une voie ferrée n’ont pas été changés, alors que 1639 résidences à Lac-Mégantic, Nantes et Frontenac sont établies à moins de 500 mètres le long du corridor ferroviaire actuel, dont 26 à moins de 30 mètres. D’anciennes constructions mais aussi des nouvelles, dans les développements domiciliaires au nord de la ville. On estime que 82% des résidences de la Ville seraient situées à l’intérieur de 500 mètres de la voie ferrée.

Partenariat difficile

Liée à l’entente de confidentialité qu’elle a signée avec la CMQ, la Ville de Lac-Mégantic ne peut divulguer des informations qui seraient pourtant essentielles à ceux-là même qui sont chargés de coordonner les opérations des premiers intervenants sur le terrain en cas d’accident.

«Dès les débuts des relations avec CMQ, nous avions le privilège d’être informés à la Ville, avec les premiers répondants, des matières dangereuses transportées, contrairement à toutes les autres municipalités du Canada, afin que nous puissions se préparer et s’assurer que nous ayons les bons équipements et les bonnes pratiques, a expliqué Marie-Claude Arguin. On peut mieux se préparer qu’en juillet 2013.» Le lendemain, à l’ouverture des travaux, Mme Arguin est revenue sur ses propos, soulignant que seule la Ville de Lac-Mégantic recevait les données relatives au passage quotidien des convois et que les autres municipalités canadiennes n’avaient accès qu’à un rapport annuel sur les matières dangereuses traversant leur territoire.

Le commissaire Zayed insiste: «Est-ce que vous avez mis en place, depuis l’incident, des mesures d’urgence qui vous permettent maintenant de réagir face à un accident éventuel ?» Réponse : «Je dois malheureusement dire que pour les distances de la voie ferrée actuelle, s’il y avait déversement semblable à celui de 2013, avec certaines des matières dangereuses actuellement transportées, il y aurait peut-être pas grand chose qui pourrait être fait.» Quelques heures plus tard, à la séance de mardi, elle corrigeait le tir, apportant quelques précisions, notamment sur le travail accompli afin de remettre à jour les protocoles d’intervention, en collaboration avec le ministère de la Sécurité publique, au niveau régional et provincial. Même le numéro d’urgence 911 est désormais relié à la Sécurité publique advenant un événement relié au transport ferroviaire.

À la question : combien de temps encore les discussions vont-elles prendre avant que la Sécurité civile puisse avoir la collaboration du fédéral pour pouvoir consulter les données confidentielles ? Ces échanges entre le commissaire et le représentant de la Sécurité publique témoigne des lenteurs administratives. «Ça ne dépend pas de nous», déplore Steve Boivin. «De qui alors ?». «Ça dépend du fédéral». «De qui au fédéral?» «De Transports Canada» On travaille à améliorer le partenariat? «Du travail à long terme…», répond le fonctionnaire devant une salle qui s’esclaffe.

Dans son intervention devant la Commission, le porte-parole de la Coalition de citoyens et d’organismes engagés pour la sécurité ferroviaire à Lac-Mégantic, Robert Bellefleur, a mis un peu à mal l’étude de la firme Aecom en faisant admettre au surveillant embauché pour gérer l’étude d’Aecom, Jean Hardy de la firme Stantec, que les données recueillies sur la fréquence du trafic ferroviaire actuel n’étaient pas à jour, puisqu’elles remontaient avant la rédaction du premier rapport d’étape de mai 2016 et étaient tirées d’un échantillonnage réalisé sur seulement huit trains qui ont traversé Lac-Mégantic, avec des wagons pleins d’ouest en est et des wagons vides d’est en ouest, sur environ une semaine. Des wagons contenant, dans une proportion de 26%, des matières dangereuses tels du gaz propane, de l’acide sulfurique et du chlorate de sodium. «Et une substance qu’on ne mentionne jamais, de la gazoline avec éthanol», a risqué Robert Bellefleur. Un cocktail au moins dix fois plus explosif que le pétrole, a-t-il souligné.

«Avez-vous validé auprès de la compagnie CMQ si cette semaine d’échantillonnage était représentative des autres semaines?», a questionné le commissaire. «Nous n’avons pas validé avec CMQ, a avoué Barry Palynchuk d’Aecom. On a reçu plusieurs rapports et on a pris un groupe de rapports qu’on a jugés représentatifs!»



   

 

 

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