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Sécurité ferroviaire: sur la voie d'un changement de vision
Rémi Tremblay  ( 30/3/2018 )

Malgré l’absence de dernière minute du ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, le colloque sur la sécurité ferroviaire tenu le 23 mars au Centre sportif Mégantic a posé les jalons d’une stratégie commune des municipalités, des gouvernements et de l’industrie ferroviaire pour accroître la protection des citoyens vivant à proximité du chemin de fer.

Cinq ans après la tragédie de Lac-Mégantic, «le temps des bilans est venu. Il faut profiter du contexte de l’examen de la Loi sur la sécurité ferroviaire. Le travail que nous avons fait aujourd’hui aura un impact direct sur les actions du gouvernement canadien, mais aussi sur l’industrie ferroviaire. Nous avons assisté aujourd’hui à un changement de vision», a tenu à souligner le président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers.

C’est la toute première fois que la FQM mobilise autant d’intervenants autour d’une même table pour un enjeu qui concerne l’ensemble des communautés, autant québécoises que canadiennes. «Lorsqu’un drame de l’ampleur de celui de Lac-Mégantic arrive, on le sait, il est déjà trop tard. On ne peut que réagir, peu importe la bonne volonté des intervenants. Il faut en tirer des leçons et faire en sorte que tout soit fait, par chacun des acteurs privés et publics, et à tous les paliers décisionnels, pour que cela ne se reproduise plus», avait déclaré M. Demers en ouverture de colloque.

Aux quelque 25 représentants du monde municipal, venus d’aussi loin que la Gaspésie, s’étaient joints des intervenants des gouvernements canadien et québécois, de l’industrie ferroviaire, dont le vice-président exécutif Services corporatifs et chef de la direction des Affaires juridiques au CN, Sean Finn, et six membres de la Coalition des organismes et des citoyens engagés pour la sécurité ferroviaire à Lac-Mégantic.

Parmi les conférenciers, la vice-présidente du comité d’examen de la Loi sur la sécurité ferroviaire, Pauline Quinlan. L’ex-mairesse de Bromont a reconnu que beaucoup de modifications ont été apportées dans la réglementation au pays depuis 2013. «On est sur la bonne voie pour améliorer de plus en plus le transport ferroviaire à travers le Canada», a-t-elle affirmé. Depuis l’été 2017, son comité a rencontré près de 200 personnes, de Darmouth à Vancouver, et recueilli une quarantaine de mémoires qui seront transmis avec les recommandations du comité d’examen au ministre Marc Garneau, le 1er mai, puis à la Chambre des communes, avant l’été. «Un travail fait en pensant à vous, gens de Mégantic», a-t-elle dit.

Le CN était partenaire, avec le gouvernement du Québec, dans ce colloque. Son représentant, Sean Finn, se trouvait à Lac-Mégantic comme le leader de l’industrie ferroviaire en solidarité avec le monde municipal. «Il n’y a pas un jour, au CN, où on ne parle pas de Lac-Mégantic.» Discours tranchant avec le mutisme complet de sa concurrente le Canadien Pacifique, l’ancien propriétaire de la ligne St-Jean-Montréal, reprise par la Montreal Maine & Atlantic Railway. «Chez nous, la sécurité ferroviaire est plus qu’une priorité, c’est une valeur fondamentale quotidienne», a-t-il lancé aux participants, insistant sur l’importance de l’accès aux informations liées au transport des matières dangereuses transitant à travers les municipalités.

Le rendez-vous du 23 mars à Lac-Mégantic a aussi permis de constater que chaque municipalité dont le territoire est traversé par une voie de chemin de fer a son histoire, ses enjeux bien à elle. À Boucherville, le train sépare la ville en deux sur 5 kilomètres de rails. Déplacer la voie ferrée pour la contourner paraît impossible. Le maire de St-Ursule, Réjean Carle, a ses propres préoccupations. Pourquoi les compagnies de chemin de fer envoient des factures aux municipalités pour les travaux qu’ils font sur leur territoire? À Montmagny, c’est la vitesse du train qui est problématique. Ailleurs, la qualité des dormants de chemin de fer.

Sean Finn a bien résumé la dualité canadienne vis-à-vis le chemin de fer : «Les municipalités au Québec veulent que le chemin de fer quitte la ville, alors que dans l’Ouest, il n’en est surtout pas question!» D’où la nécessité, selon lui, que les municipalités et les compagnies de chemin de fer se parlent!

Impossible d’échanger sur les enjeux de sécurité et la gestion des risques, à Lac-Mégantic, sans aborder la formation des intervenants. Le président de l’Institut en culture de sécurité industrielle de Mégantic, Béland Audet, est devenu un acteur connu et respecté dans les milieux gouvernementaux et de l’industrie ferroviaire. Il a profité de cette autre tribune pour rappeler l’importance de créer ici même, à Lac-Mégantic, un centre de formation en sécurité industrielle et ferroviaire d’envergure pancanadienne, un projet toujours en attente d’un feu vert du gouvernement fédéral.

«J’ai reçu des commentaires très positifs de la part des élus municipaux qui reconnaissent eux aussi une lacune au niveau de la formation dans l’Est du Canada, mais la question tout à fait légitime qui les préoccupe tous: qui va payer pour la formation de leurs pompiers? Depuis 2013, plusieurs actions ont été faites mais en réaction à l’événement, rien en amont, pour mieux se préparer à un événement comme celui-là», a commenté M. Audet.

Parmi les participants au colloque, la mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin, et ses collègues de Nantes et de Frontenac, Jacques Breton et Gaby Gendron. Le maire de Nantes a joué un rôle très actif dans la décision de la FQM de tenir ce colloque à Lac-Mégantic.

Sûrement pas l’effet du hasard, le lendemain de la rencontre, le premier ministre Justin Trudeau confirmait, via son compte Twitter, que son ministre des Transports et lui s’engageaient «à ce que la voie de contournement de Lac-Mégantic soit aménagée. Tous ensemble, trouvons la meilleure façon de procéder.»

   

 

 

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