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La vigilance en matière de transport ferroviaire des matières dangereuses doit être maintenue, sinon améliorée par l’installation de caméras aux abords des voies ferrées qui traversent les municipalités, croit la Coalition.
Caméras de surveillance aux abords des voies ferrées: une solution?
Rémi Tremblay  ( 12/11/2018 )

La Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic se montre très inquiète de la décision récente du Bureau de la sécurité des transports (BST) de mettre fin à la surveillance du transport par train des liquides inflammables. L’organisme recommande aux municipalités membres de la Fédération québécoise des municipalités l’installation de caméras vidéos près des voies ferrées, afin de surveiller elles-mêmes le transport des liquides inflammables par rails.

Ce type d’initiative a déjà permis à la Coalition des citoyens de Lac-Mégantic de bien documenter le mémoire qu’elle a présenté aux audiences du Bureau d’audience publique sur l’environnement, tenues à Lac-Mégantic en mai 2017, concernant le projet de voie de contournement ferroviaire. La compilation des enregistrements vidéos des convois ferroviaires traversant la Municipalité de Lac-Mégantic effectués par la Coalition grâce à des caméras vidéos de chasseurs avait ainsi permis à la Commission de rectifier certaines données incomplètes déposées dans le cadre de l’exercice par les consultants de la Ville de Lac-Mégantic. Ces données concernaient le nombre de convois et le type de marchandises dangereuses transportées par train à travers la Municipalité de Lac-Mégantic au cours de l’année 2016. Des écarts marqués différenciaient les données non à jour des consultants comparativement à celles relevées au quotidien par les caméras de Coalition.

«Grâce à cette technologie moderne, il devient donc possible à faible coût d’obtenir des données fiables sur le transport ferroviaire des liquides inflammables à partir d’une installation de caméras de surveillance près des voies ferrées, sur les terrains des municipalités. Les images vidéos ainsi captées permettraient aux Services incendies des municipalités d’identifier facilement en temps réel les codes des produits dangereux inscrits sur les placards fixés à l’avant et à l’arrière de chaque citerne transportant des liquides inflammables», soutient son porte-parole, Robert Bellefleur. Ce geste légitime posé de façon légale vise un objectif de protection publique qui demeure en soi de compétence municipale. Pour la Coalition, cette action s’avère plus que justifiée aujourd’hui en raison de l’abandon récent de ce type de surveillance par le BST.

Suite à la tragédie de 2013 à Lac-Mégantic, de nombreuses demandes répétées de la part des municipalités et de leurs Associations à l’endroit du ministre fédéral des Transports et de l’Association ferroviaire du Canada n’ont pas été prises en compte à la satisfaction des requérants. Ces requêtes concernent l’urgent besoin d’une meilleure connaissance sur les différents types et quantités de matières dangereuses traversant quotidiennement les territoires municipaux.

Malgré leurs insistances, les municipalités n’ont obtenu à ce jour que très peu d’informations en temps réel sur les types et les quantités de produits dangereux circulant dans leurs communautés, estime le porte-parole. À part un ou deux rapports biannuels sur des marchandises dangereuses ayant déjà passé au cours des six mois précédents. «Dans un tel contexte, comment devient-il possible pour les services d’urgence des municipalités de bien préparer des schémas de couverture de risques incendies adaptés aux produits transportés par ces trains et d’appliquer en cas de déraillement majeur des plans de mesure d’urgences efficaces ?»

Tout comme le président de la Fédération Québécoise des Municipalités, Jacques Demers, la Coalition des citoyens OESF s’explique très mal la décision rendue la semaine dernière par la présidence de BST, Caty Fox. Pourquoi le BST baisse-t-il si rapidement la garde, alors que l’on assiste à une augmentation fulgurante du transport de citernes de pétrole et ses dérivés sur les rails du Canada?

Les médias rapportaient en août 2018, qu’il circule actuellement plus de 230 000 barils de pétrole par jour sur les rails du Canada comparativement à 150 000 barils/jour lors de la tragédie de Lac-Mégantic en 2013. Dans le même esprit, les experts anticipent pour la fin 2019, une hausse majeure du transport du pétrole brut par train pouvant atteindre les 500 000 barils par jour.

«Dans une telle perspective, comment une fois de plus interpréter cette décision controversée du BST au moment où ses propres statistiques (BST) reflètent pour 2018, une augmentation marquée du nombre de déraillements en voie principale au Canada, soit 77 déraillements en 2018 comparativement à 60 en 2017, s’interroge Robert Bellefleur. D’autres données complémentaires sur la même page web de l’organisme portant sur les déraillements impliquant des marchandises dangereuses de janvier à août 2018 confirment aussi une hausse importante passant de 5 déraillements en 2017 à 14 déraillements depuis les six premiers mois de compilation de l’année 2018.»

En février dernier, en publiant ses statistiques annuelles, le BST révélait une augmentation significative de l’ordre 21% du nombre d’accidents ferroviaires au Canada comparativement à 2016. L’organisme mentionnait aussi sa grande inquiétude face à un nombre sans cesse croissant de dérives de convois ferroviaires mal sécurisés au Canada.

Dans le contexte inacceptable où aucun organisme gouvernemental légitime ne surveille étroitement la sécurité du transport sur rail des liquides inflammables au Canada, la Coalition des citoyens OESF se fait encore aujourd’hui le devoir de rappeler aux autorités gouvernementales l’importance de maintenir un niveau de vigilance très élevé relativement au transport ferroviaire des liquides inflammables. La récente catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic doit rappeler à l’actuel gouvernement fédéral et à son ministre des Transports Marc Garneau que la sécurité ferroviaire ainsi que la surveillance du transport des matières dangereuses doivent demeurer au pays deux priorités absolues et non négociables.

   

 

 

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