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Les animatrices du groupe de soutien pour entendeurs de voix : Amélie Denis, Claudia Bouffard et Line Leclerc.
Du soutien pour les entendeurs de voix
Claudia Collard  ( 28/11/2018 )

Chaque semaine depuis le début octobre, un groupe de huit personnes se rencontrent dans les locaux de l’Ensoleillée. Pour certains d’entre eux, il s’agit de la seule occasion de partager leur vécu avec d’autres aux prises avec la même problématique. Un échange qui s’accompagne d’outils précieux les aidant à mieux vivre… avec leurs voix.

Le groupe de soutien pour entendeurs de voix résulte d’une initiative de Line Leclerc. «Au départ, j’entendais des voix pratiquement 24 heures sur 24. On a finalement réussi à trouver une médication permettant de les réduire à 75%. Mon psychiatre m’a parlé d’un groupe de soutien qui se réunissait à East Angus une fois par semaine. J’y suis allée durant neuf mois et mes voix sont complètement disparues. Elles reviennent parfois si je vis un grand stress mais maintenant, j’ai le contrôle dessus grâce à mes outils», partage cette résidente de Lac-Mégantic, qui souhaitait le démarrage d’un groupe similaire dans sa localité.

Au bout d’environ un an de démarches, incluant une formation offerte tant aux intervenants qu’à la clientèle, le projet de Line a vu le jour. Désormais, c’est elle qui coanime le groupe, avec Claudia Bouffard et Amélie Denis, respectivement intervenantes à l’Ensoleillée et à l’installation du Granit du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Qui sont les entendeurs de voix? En fait, le phénomène toucherait environ 40% de la population. Si on songe surtout à la schizophrénie, cette manifestation peut aussi surgir à la suite d’un traumatisme. Un constat général se dégage toutefois: dans la grande majorité des cas, ça ne paraît pas de l’extérieur. Et peu osent en parler à leur entourage par peur du jugement. «Échanger avec d’autres qui sont dans la même situation qu’eux aide à briser l’isolement. Après seulement trois rencontres, on a vu le stress diminué de beaucoup chez les membres du groupe; certains ne sortaient même plus de chez eux avant d’arriver ici», partage Claudia.

Un programme de 10 semaines a été conçu ici à partir d’une formation donnée par le Pavois, organisme à but non lucratif basé à Québec dont la mission est d’améliorer la qualité de vie des personnes ayant un problème de santé mentale. La rencontre se déroule en deux temps, les premières 45 minutes étant consacrées à un échange entre les participants sur la semaine qui vient de s’écouler. «Mais personne n’est obligé de parler», précise Amélie, ajoutant que les bienfaits de l’échange se manifestent aussi chez ceux qui ne font qu’écouter. La seconde partie de la rencontre est consacrée au partage d’outils, permettant de diminuer l’impact des voix.

Pour Line, il importe d’avoir le contrôle sur ses voix. «Lorsque mes voix reviennent, je leur donne (mentalement) dix minutes pour s’exprimer, pas plus. Dans mon cas, ça s’arrête bien avant. C’est important d’avoir le dessus sur elles. Des voix négatives qui t’humilient et te menacent, ça nuit à ton estime. Ça peut aussi t’empêcher de fonctionner au quotidien; par exemple, c’est très difficile de faire ton épicerie quand ça te crie par la tête», illustre-t-elle.

Line souhaite qu’on cesse de voir les gens aux prises avec la schizophrénie uniquement comme ce qui est véhiculé dans les médias et la société dans son ensemble. «C’est vraiment dommage que la seule chose dont on parle, ce sont des personnes qui entendent des voix qui leur demandent de commettre un meurtre; il ne s’agit là que d’une très petite minorité», insiste-t-elle. «Certains s’automédicamentent en prenant de la drogue, ce qui peut aussi donner lieu à certaines manifestations», fait valoir Amélie.

Vu comme un complément à la médication, le groupe de soutien pour entendeurs de voix permet notamment de réduire les cas d’hospitalisation et de psychose. «Grâce à ce groupe, on peut répondre au besoin du patient rapidement plutôt que de le mettre sur une liste d’attente», transmet l’intervenante en santé mentale du CSSS du Granit.

Le programme du premier groupe tirant à sa fin, on songe à une seconde phase qui permettrait aux membres de tisser davantage des liens, de créer des amitiés au-delà des rencontres, afin de briser leur isolement de manière durable. Un nouveau groupe de soutien pour entendeurs de voix démarrera par ailleurs après les Fêtes et les personnes concernées sont invitées à contacter Claudia Bouffard au 583-5727, poste 222, ou Amélie Denis au 583-0330, poste 2768. À noter qu’il est possible d’être accompagné lors des rencontres.

   

 

 

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