L'Écho de Frontenac, hebdo de la région de Lac-Mégantic
 
 
 
 
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La conseillère stratégique aux communications d’Hydro-Québec, Lynn St-Laurent, en conversation avec le conseiller Jacques Dostie. (Photo Pierre Lebeau)
Hydro-Québec garde la ligne de communication ouverte
Rémi Tremblay  ( 18/12/2018 )

Environ 150 personnes se sont présentées à la séance de consultation tenue à Lac-Mégantic par Hydro-Québec pour exposer son projet de ligne de transport d’électricité. Presque le double des participants de la rencontre tenue la veille, à Thetford Mines, pour les citoyens de la MRC Les Appalaches. S’il se réalise, le projet Appalaches-Maine servira à relier le réseau d’Hydro-Québec à celui de la Central Maine Power, au Maine, afin d’accroître la capacité d’exportation d’électricité vers les États de la Nouvelle-Angleterre.

La société d’État a délégué une équipe d’une quinzaine d’employés et d’experts pour expliquer le projet et décrire le tracé proposé jusqu’à la frontière. Le tracé retenu pour la ligne de 320 kilovolts partirait du poste des Appalaches, à Saint-Adrien-d’Irlande, et traverserait, sur une centaine de kilomètres, les MRC des Appalaches et du Granit, pour rejoindre la frontière canado-américaine, dans la municipalité de Frontenac.

Pour les trois-quarts du tracé, la future ligne à courant continu passerait dans l’emprise déjà existante, sauf à la hauteur de Nantes, où, pour contourner le territoire de la Ville de Lac-Mégantic, la rangée de pylônes bifurquerait vers Sainte-Cécile-de-Whitton et Frontenac.

«La semaine dernière, nous avons déjà rencontré 95 propriétaires impactés par le projet», a rappelé la conseillère stratégique aux Affaires publiques, Lynn St-Laurent.

Un soupir de soulagement chez plusieurs citoyens méganticois qui craignaient le scénario d’un tracé longeant le corridor prévu pour la future voie de contournement ferroviaire. L’empiètement sur le territoire de la Ville de Lac-Mégantic est écarté.

Derrière l’une des tables, le chef de projet, Nicolas Tremblay, décrivait à chaque visiteur la nature du projet. «Hydro-Québec, avec des partenaires américains, a soumissionné et a remporté un appel d’offres des entreprises d’électricité du Massachusetts qui veulent s’approvisionner pendant vingt ans en énergie propre et renouvelable. On a de l’énergie disponible au Québec.»

Parmi les différentes propositions soumises pour l’exportation d’électricité québécoise vers la Nouvelle-Angleterre, celle d’une interconnexion par le New-Hampshire n’a pas obtenu l’aval du côté américain. L’interconnexion par le Maine, avec la Central Maine Power comme principal partenaire, passe par le territoire de la MRC Les Appalaches, sur 39,8 kilomètres, et par la MRC du Granit, sur un tracé de 63,4 km, à travers Stratford, Stornoway, Saint-Romain, Nantes, Sainte-Cécile-de-Whitton et Frontenac.

«On a déjà rencontré les représentants du milieu, les groupes environnementaux, les représentants des organismes tel l’UPA, rappelle M. Tremblay. Il y a beaucoup de travail de fait à l’interne. On est parti avec une grande zone d’étude et cherché à déterminer le meilleur corridor. Nous sommes venus présenter au milieu le tracé qu’on propose, pour bien l’expliquer et aussi recueillir les commentaires, les préoccupations des gens, pour voir s’il y a des pistes d’amélioration. On est ouvert à le faire.»
Les commentaires du public, recueillis autant à Thetford Mines qu’à Lac-Mégantic, vont aider Hydro-Québec à peaufiner son travail pour en venir à un tracé qui deviendrait la solution retenue. «On espère finaliser le tracé pour le printemps 2019, de sorte que les travaux sur le terrain débuteraient au printemps 2021 jusqu’à la fin de 2022, pour une mise en service idéalement à la fin 2022.»

Au cours des discussions avec le milieu municipal, plus tôt cette année, Hydro-Québec a mis des chiffres sur tables. Si le projet se réalise, chaque municipalité traversée par la ligne aura droit à une compensation de 43 000$ du kilomètre, en vertu du Programme de mise en valeur intégré. Sur la liste des municipalités traversées par la ligne d’interconnexion, Frontenac sortirait grande gagnante, avec plus de 700 000$ en compensations, en vertu de ce calcul.

Mais la présence de lignes à haute tension dans son proche habitat peut-il causer des problèmes de santé, ont questionné des participants. Michel Plante est médecin à la Direction Santé et Sécurité et responsable de la santé publique à Hydro-Québec. Il s’est montré rassurant. «Les gens ont des craintes depuis plusieurs années avec les lignes à haute tension dû à certains études réalisées dans les années 80 et 90 qui avaient indiqué peut-être des maladies plus fréquentes, dont certains cancers près des lignes à haute tension. Beaucoup de gens étaient alarmés et cela a suscité des grands programmes de recherches ici et ailleurs dans les années 80, 90 et 2000. Depuis une quinzaine d’années, les devoirs ont pas mal été fait. Les études ont été complétées et on s’aperçoit aujourd’hui que c’était une fausse alarme. Il n’y a pas de risque pour la santé à habiter près des lignes à haute tension. Mais je reconnais qu’il reste encore des doutes dans l’esprit de bien des gens qui ont vu passer ces nouvelles-là. On n’a pas non plus réussi à démontrer scientifiquement l’hypersensibilité en lien avec les champs électromagnétiques.»

À une autre table, Benoît Des Croisselles, chargé de projet en environnement pour Hydro-Québec, a rempli sa mission. «Les gens nous posent des questions par rapport à l’emplacement du tracé, à l’emplacement des pylônes sur leur propriété. Est-ce que la ligne va être visible ou pas? Quelle est la largeur de déboisement pour la nouvelle emprise? On a mis des mesures en place pour essayer de limiter au maximum le déboisement en longeant les lignes existantes.» C’est le cas des trois-quarts, entre Stratford et Nantes. Pour la vingtaine de kilomètres entre Nantes et la frontière, les ingénieurs ont veillé là aussi à réduire les impacts.

Marie-Ève Pelletier-Marion est chargée de projet à la division Expertise immobilière pour Hydro-Québec. «Notre rôle à nous, c’est de procéder à l’acquisition de servitudes pour chaque propriétaire touché. Comme agronome, j’ai un rôle plus particulier au niveau des impacts en milieu agricoles. Les questions qu’on a eues traitaient des travaux, du positionnement des pylônes, des chemins d’accès. Nous avons tenu à optimiser la position des pylônes pour qu’ils nuisent le moins possible. Il n’y a pas trop de craintes au niveau de la santé des animaux, rien qui puisse démontrer un impact réel sur eux. Quant à l’indemnité que les propriétaires vont toucher pour un droit de passage perpétuel, l’Entente Hydro-Québec-l’UPA sur le passage des lignes de transport en milieux agricole et forestier est reconnue comme document de référence pour le calcul des indemnités.» Pour les autres milieux, tout en s’inspirant de l’entente, Hydro-Québec procède à du cas par cas selon les particularités de chaque propriétaire impactée, mentionne la société d’État.

   

 

 

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