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Le conseil municipal de Lac-Mégantic continue de se questionner sur la pertinence de l’achat de ce barrage alors que l’intérêt était à la base pour le site archéologique. La mairesse Julie Morin avoue qu'elle aurait préféré ne pas se retrouver avec cet enjeu sur les bras, surtout dans un contexte où les finances de la ville représentent un enjeu quotidien. Une tenue de registre sur l’emprunt de 685 000$ aura lieu le mercredi 16 janvier. (Photo Chantale Lapierre)
Dossier réfection du barrage du Lac aux Araignées: la Ville devant le fait accompli
Rémi Tremblay  ( 10/1/2019 )

La Ville de Lac-Mégantic a dû adopter lors du dernier conseil municipal de décembre un règlement d’emprunt de 685 500 $ afin de procéder à la réfection obligatoire du barrage du Lac aux Araignées, installations qui se sont retrouvées propriétés de la ville en 2014. L’une des administrations précédentes avait acquis le site archéologique situé sur les terres appartenant auparavant à messieurs Cliche et Vallée, à Frontenac.

La Ville a senti le besoin de s’expliquer par voie de communiqué : «On doit aujourd’hui répondre aux exigences du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDELCC) qui nous oblige à en faire la réfection. L’ouvrage réalisé au début du siècle par enrochement n’est plus en mesure d’assurer le niveau optimal du Lac aux Araignées, ce qui pourrait engendrer des conséquences sur la qualité de l’eau et la qualité de vie des riverains. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la municipalité de Frontenac a été impliquée dès le départ dans les discussions et les décisions entourant ce projet de réfection.»

Selon une étude, poursuit le communiqué, le barrage présente d’importants signes d’érosion et les roches sont constamment déplacées par les crues. La loi prévoit de nombreuses obligations aux propriétaires de barrages, dont la sécurité et la mise à niveau des installations. Afin de faire un choix éclairé, la Ville de Lac-Mégantic a octroyé par voie d’appel d’offres un mandat à la firme WSP afin d’obtenir des propositions pour définir les travaux qui serviront à rétablir l’intégrité et la stabilité du barrage. Au regard d’études hydraulogiques et hydrauliques, la firme a présenté au conseil municipal trois options pour la réfection du barrage.

«Notre décision quant au type de barrage a été guidée par des principes de durabilité et par les coûts associés aux travaux, d’expliquer la mairesse Julie Morin. Nous avons opté pour un barrage avec déversoir en enrochement avec écran d’étanchéité en palplanches et géomembrane. Ce choix a été réalisé au regard des coûts estimés, entre 500 000 $ et 625 000 $, de la durabilité de l’ouvrage (100 ans) et de la capacité à maintenir le niveau d’eau souhaité. Les autres concepts présentés et analysés étaient : un déversoir avec enrochement avec mur de béton et tapis amont en géomembrane (coût : 690 000 $ à 830 000 $ - 100 ans de durabilité); et déversoir en enrochement avec écran d’étanchéité composé d’une géomembrane (coût : 530 000 $ à 665 000 $ - 50 ans).» Elle ajoute que des discussions ont eu lieu avec la municipalité de Frontenac pour en arriver à ce choix. « Nous en sommes venus à une décision unanime. Nous souhaitons protéger le Lac aux Araignées, et ce, à long terme. Nous ne voulons pas refaire le travail dans 20 ou 30 ans. » Ces estimations sont calculées avec une contingence de 20 %.

Rappelons que la Ville de Lac-Mégantic a acquis en 2014 le site archéologique Cliche-Rancourt, l’un des plus importants sites archéologiques à l’est de l’Amérique du Nord. Des artefacts datant de 12 500 ans y ont été découverts. C’est dans un souci de protection et de développement régional que la Ville avait cru bon d’acquérir ces terrains, où se situe également ce barrage. La Mairesse avoue qu’elle et son conseil ont été très surpris d’apprendre que cette acquisition sur un territoire voisin avait été faite sans considération que des travaux aussi majeurs allaient devoir être opérés à si court terme. « Aujourd’hui, nous sommes mis devant le fait accompli et nous avons l’obligation d’agir » avoue celle qui aurait préféré ne pas se retrouver avec cet enjeu sur les bras, surtout dans un contexte où les finances de la ville représentent un enjeu quotidien.

Le financement du projet

L’adoption d’un règlement d’emprunt est un processus nécessaire lorsqu’une ville doit décréter des travaux, ce qu’elle a fait le 18 décembre dernier. «Le montant de 685 000 $ représente l’ensemble des travaux, autant les études préliminaires que la construction. Toutefois, nous voulons aller chercher le plus de subventions possibles afin de réduire au maximum les coûts pour les contribuables. Nous savons qu’un programme gouvernemental va ouvrir bientôt, notre dossier sera prêt et nous serons parmi les premiers à déposer. Nous avons également amorcé des discussions avec la municipalité de Frontenac pour leur participation considérant l’impact positif qu’aura la réfection pour leurs riverains. Des discussions se poursuivront à l’hiver avec les différents partenaires potentiels, une fois que les détails du programme seront connus», a expliqué Mme Morin.

Le conseil municipal de Lac-Mégantic continue de se questionner sur la pertinence de l’achat de ce barrage alors que l’intérêt était à la base pour le site archéologique. «Nous allons répondre à nos obligations légales et bien faire les choses, mais pour l’instant nous demeurons perplexes et tentons de comprendre l’historique du dossier pour peut-être trouver une porte de sortie. » Autrement, l’appel d’offre pour la construction du barrage est prévu au mois de juin pour le début des travaux à l’automne 2019.

Comme pour tout règlement d’emprunt, une tenue de registre se tiendra à l’hôtel de ville le 16 janvier de 9 h à 19 h pour permettre aux citoyens qui le souhaitent de signifier leur opposition au dit emprunt. 500 signatures sont requises pour renverser la décision.

   

 

 

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