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La procureure des poursuites criminelles et pénales, Me Isabelle Dorion, et l’avocate de la défense, Me Julie Beauchemin. (Photos Pierre Lebeau)
Denis Roy en attente du jugement
Rémi Tremblay  ( 12/3/2019 )

Après avoir entendu, lundi, au Palais de justice de Lac-Mégantic, quatre témoins, un père et son fils pour l’accusation, le fils de l’accusé et l’accusé lui-même pour la défense, la juge Danielle Côté de la Cour du Québec a laissé la parole mardi matin à l’avocate de la défense, Me Julie Beauchemin, et à la procureure des poursuites criminelles et pénales, Me Isabelle Dorion, pour les plaidoiries en conclusion du procès de Denis Roy, accusé d’agression sexuelle, sur une victime âgée de 20 ans au moment des faits reprochés, commis en janvier 2018.

Une ordonnance de non publication rendue l’an dernier à Sherbrooke interdit d’identifier le nom de la victime et celui des témoins.

Les attouchements commis par l’accusé sur la victime ayant déjà été admis hors cour et lors du témoignage de l’accusé, la veille, les deux avocats ont essentiellement cherché mardi matin à relever les contradictions entre les deux versions sur la notion du «consentement» de la victime à des gestes de nature sexuelle qui diffèrent selon les souvenirs de l’accusé et ceux de la victime. La notion d’abus de confiance a aussi été soulignée par la représentante du Ministère public.

La défense a présenté la victime comme «un individu capable de prendre ses propres décisions» et la nature du geste sexuel comme «une relation consentante entre deux adultes». Pour sa part, la procureure Me Dorion, a parlé d’un «témoignage invraisemblable» de l’accusé et des réponses souvent incohérentes et non transparentes rendues la veille.

Lundi matin, le père de la victime est venu raconter les circonstances dans lesquelles il a été informé des gestes reprochés à l’accusé et commis sur son fils dans la soirée du 26 janvier 2018. Il a également précisé ses liens de confiance avec le présumé agresseur.

Il a été suivi par le télé-témoignage de la victime, depuis une salle attenante à la salle de cour, qui s’est poursuivi en après-midi. Interrogé par la procureure, puis par l’avocate de la défense, la victime a été amenée à préciser ses liens avec le présumé agresseur et le fil des événements qui, ce jour-là, l’avaient amené à son domicile, en milieu de soirée. «Je lui faisais confiance», a-t-il exprimé. Il a déclaré avoir dit «non» à au moins trois reprises au moment des gestes à caractère sexuel.
Témoin à la défense, le fils de l’accusé a décrit la relation de son père avec la victime comme une «relation normale entre deux individus». Il a décrit son père comme «une personne assez chaleureuse».

L’accusé a livré sa version des faits en milieu d’après-midi. Appelé à décrire sa relation avec la victime, Denis Roy a affirmé que la victime avait une difficulté de contact avec les autres et qu’il avait essayé de l’aider, «dans la mesure de mes moyens.»

Sur la nature des gestes sexuels qu’il reconnaît avoir posés ce soir-là, l’intention avait débuté par un massage. Puis des gestes à caractère sexuel. «Son sourire, j’ai vu que c’était un consentement.» Il s’est senti comme le «bouc-émissaire du coming-out» de sa présumée victime, qui lui avait, auparavant révélé des confidences au sujet de son orientation sexuelle.

Une explication à laquelle n’adhère pas la poursuite. «Monsieur Roy ne se rappelle pas des conversations dans la voiture entre le restaurant et la maison de l’accusé ; il ne se rappelle pas des conversations dans la maison et sur le divan. Il y a une invraisemblance dans la trame factuelle, souligne-t-elle. Ils auraient parlé de choses banales comme le sport, l’actualité et la politique, puis soudain il aurait proposé une masturbation à la victime, qui se trouvait dans une situation stressante, anxieuse et inhabituelle, sans jamais exprimer de façon claire un consentement.»

La copie des conversations échangées par textos et sur Messenger, avant et après le 26 janvier 2018, obtenue lors de l’enquête policière qui a mené au dépôt des accusations a servi à mieux comprendre le lien entre l’accusé et la victime. Un lien d’amitié mutuelle établi il y a deux ans, ce qui permettait à l’accusé, dira-t-il, de lui diriger des messages se terminant par «je t’aime» et même sur un surnom intime qu’il avait utilisé pendant une trentaine d’années pour son ex-conjointe.

La procureure insiste : «Durant le contre-interrogatoire, il va finalement expliquer que la victime est un ami, malgré la différence d’âge de 46 ans et il finira par admettre du bout des lèvres qu’il est un ami intime.»

La juge Danielle Côté a pris la cause en délibéré. Le 14 mars, elle devrait fixer une date pour rendre son jugement. D’ici là, Denis Roy peut continuer de siéger à titre de conseiller municipal à la Ville de Lac-Mégantic.


   

 

 

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