Cliche Ford
L'Écho de Frontenac, hebdo de la région de Lac-Mégantic
 
 
 
 
>  Actualité
>  Actualité policière
>  Paroles aux lecteurs
>  Portrait
>  Billet de Rémi
>  Billet de Claudia
>  La glaciation du lac
>  La déglaciation du lac
>  Élections fédérales 2011
>  Travaux du CSM
>  Tragédie à Saint-Romain
>  Championnat canadiens de cyclistes
>  Élections provinciales 2012
>  Archives
Opposer les uns aux autres?
7/4/2017
0 commentaire (s)

L'attente aux urgences : bien dit !
7/4/2017
0 commentaire (s)

Rétablir les faits!
6/4/2017
0 commentaire (s)

  BILLET DE RÉMI

Archives      



Le cirque, encore!
  ( 15/5/2014 )      4 commentaire (s)

Un début semaine plutôt rock’n roll comme on les aime. Quand le cirque médiatique débarque en ville, avec les équipes de télé et les camions satellites, c’est signe que les bulletins du midi et de fin de soirée, sur toutes les chaînes, vont tous s’ouvrir sur ces quelques mots du présentateur de nouvelles: «Aujourd’hui, à Lac-Mégantic, coup de théâtre…»

On s’est habitués depuis neuf mois à plein de rebondissements, certains programmés d’avance, d’autres plus improvisés qui s’avèrent parfois être des pétards mouillés. Lundi, par exemple. On savait depuis le milieu de la semaine dernière qu’une entente historique serait signée entre le futur acquéreur des actifs de la moribonde MMA et la Ville de Lac-Mégantic pour relancer le service ferroviaire coast to coast, de Montréal à Saint-Jean! L’entente de principe était béton!

Quand des armées d’avocats se penchent sur des feuilles de papier pour en décortiquer chaque mot, les passer au crible, sous la loupe du logiciel Antidote, manuel du droit des affaires dans l’autre main, vous pouvez être certain qu’aucune ambiguïté n’a été décelée en fin de lecture. Voilà, cher client, tous les papiers sont en règle!

Le moment solennel venu, John Giles, le propriétaire du Chemin de fer du Centre du Maine et du Québec Canada inc., était lui-même sur place, accompagné de son mandataire des communications, Daniel Matte. Tous les deux prêts pour ce rendez-vous avec l’histoire et avec Colette. Coup de théâtre, rendez-vous manqué. Un «malentendu» au sujet d’un point ajouté en annexe à la demande de la Ville a fait dérailler le manège. Retour à la case départ. Les élus et Colette avaient le visage soucieux de ceux qui sont invités à la noce et qui apprennent, arrivés à l’église, que les mariés n’ont pas achevé leur réflexion. Pire encore, que les parents de la mariée ne voient pas cette union d’un bon œil.

Une déception tout à fait justifiée pour les industriels qui voyaient enfin la lumière au bout du tunnel avec la reprise du chemin de fer; un soulagement pour d’autres qui en voulaient à leurs élus de ne pas avoir songé, auparavant, à consulter la population sur le genre de service ferroviaire qu’elle souhaitait voir revenir dans son paysage encore cicatrisé. En démocratie, disent-ils, la population doit connaître les termes de l’accord à négocier en leur nom avant de le parapher.

D’un bout à l’autre du continent, autant au Canada qu’aux États-Unis, la plupart des gens qui vivent dans le voisinage d’une ligne de chemin de fer où circulent les fameux DOT 111 ont pensé conclure de tout ce remue-ménage des derniers mois dans les hautes sphères gouvernementales, tant à Ottawa qu’à Washington, que la petite ville de Lac-Mégantic symbolisait la résistance! Les journaux qui parlent de notre ville chaque fois qu’un train explose quelque part en Amérique du Nord écrivent ce qu’ils pensent avoir compris: Lac-Mégantic a banni le transport des matières dangereuses et de pétrole sur son territoire! Alléluia! Faisons de même !

Encore récemment, fin avril, à Lynchburg en Virginie, où une quinzaine de ces wagons-citernes ont pris une méchante débarque et ont explosé violemment, crachant eux aussi toutes les flammes de l’enfer alimentées par le pétrole de schiste de Bakken (toujours le même), le nom de Lac-Mégantic est revenu dans l’actualité. Ne vous en faites pas, braves gens, Lac-Mégantic nous démontre qu’on peut livrer une noble bataille contre ces compagnies sans cœur et sans âme qui utilisent nos voies pour faire passer les plus sales des produits!

Mais non, l’erreur est humaine! Lac-Mégantic n’a pas le pouvoir d’arrêter les trains de la mort. Même Colette la mairesse le reconnaît. Alors, c’est bien simple, quand le train va repartir pour franchir à nouveau la frontière en direction des raffineries de Saint-Jean, rien ne pourra empêcher l’acquéreur de MMA d’attacher des DOT 111 derrière les locomotives.

Rien, à moins que les plus déterminés d’entre vous passent aux actes et partent se coucher sur le rail, dans une chaine humaine devant les caméras. Au risque d’être accusés d’«entrave» et d’être jetés dans un panier à salade, direction le palais de justice.

Ce jour de résistance viendra! Assurément! Il ne faudra cependant pas que les élus municipaux y voient un geste de bravade à l’autorité. Ce jour viendra parce que, tout bonnement, le peu d’enthousiasme à l’idée d’investir des dizaines de millions pour une voie de contournement qui vise «un seul client» du chemin de fer, la puissante multinationale Irving, aura conduit des citoyens soucieux de leur sécurité à devenir des «résistants» plutôt que des «résignés». Ils n’auront pas besoin d’une armée d’avocats pour leur dire quoi rédiger sur leurs pancartes qu’ils pourront brandir avant d’être arrêtés. Ce jour viendra et soyez certain que tous les bulletins de nouvelles ouvriront sur cette phrase mythique : «Aujourd’hui, à Lac-Mégantic, coup de théâtre…»




   

 

 

| Plus
Commenter cet article     4 commentaire (s)

Votre nom :

Votre courriel :

Commentaires :

Vos commentaires
Sophie Bilodeau (2014-05-16 à 00:31)
Bravo Rémi et croyez moi, ce jour viendra parce que à Lac-Mégantic on est résilient mais on est pas résignant!


donald bolduc (2014-05-17 à 13:09)
Que Dieu vous entende!

Mais permettez-moi d'en douter. J'ai participé à toutes les marches qui ont été organisées et j'ai été décu de la participation des citoyens.
Surtout la dernière qui devait démontrer notre opposition au retour de la voir ferrée au centre-ville. Amère déception, nous étions à peine une quarantaine de personnes à marcher. Alors si vous ''rêvez'' de voir des citoyens s'étendre sur la voie ferrée: bonne chance.

La population ne s'est même pas levée pour une marche alors pour poser un geste semblable, je n'y crois plus.

Donald Bolduc


Richard Lefebvre (2014-05-21 à 13:11)
Illusion de sécurité
Seriez-vous d’accord d’installer, dans le futur parc commémoratif, une citerne dot111 noire, vide et décorée de dessins rappelant la tragédie de juillet dernier ? J’en doute.
C’est pourtant ce qui est proposé par une surprenante entente, mais en pire : des convois de citernes avec des graffitis signant un flagrant manque de surveillance, des citernes fragiles hors normes, des citernes non pas vides mais pleines d’explosifs et qui vont longer le parc commémoratif.
Plus qu’un manque d’esthétisme, une illusion de sécurité menace maintenant la ville au nom des risques de pertes d’emplois. Mais les risques de pertes d’emplois ne balancent pas du tout les risques de pertes de vies. Car la pente extrême en cause ne peut être sécurisée et un simple déraillement peut y résulter en un autre train fantôme.
Je ne suis pas d’accord avec une telle imprudence et donc pas résigné à l’entente qui prévoit le retour des bombes en ville. Négocier sur ce point est inadmissible. La réfection promise étant un gaspillage, il serait mieux de garder les subventions pour une vraie solution.
Il faut maintenir mordicus le moratoire sur le transit de matières dangereuses déjà en cours avec le syndic depuis 5 mois, en attendant la réalisation de la voie de contournement tant exigée, la seule solution vraiment sécuritaire.
Il y a un sérieux coup de barre à donner contre l’illusion de sécurité et contre une autre illusion de pseudo rentabilité économique qui ne comptabilise pas près d’un milliard de dollars en dommages non assumés.
Le plus déplorable serait de voir graduellement les promesses se révéler des mensonges bien orchestrés par des habiles illusionnistes : moratoire devenu temporaire et transit de produit dangereux redevenu permanent parce que la voie de contournement aura été oubliée.
Il faut se tenir debout, ne pas se coucher sur la « track » et se laisser endormir par une séquence de « bluf » et de promesses.

Richard Lefebvre md


Yvon Bolduc (2014-06-02 à 17:03)
Allez! TOUS en coeur!: Une voie de contournement! La voie ferrée est indispensable a vos industriels; pour l'avenir économique. Ces industries ne se trouvent PAS au centre ville. Plus maintenant. Alors la désuétude de la voie ferrée au centre-ville s'impose d'elle meme. Il FAUT déplacer cette voie. Pour votre salue a tous.
Vous détenez le pouvoir de persuasion nécessaire pour ce faire. TOUS ensemble. LEVEZ-VOUS!
Bravez cette facon désuette et dépassé de procéder et agissez.

Yvon Bolduc






 

> Animaux > Cours > Logements à louer > Motoneiges à vendre > On demande
> Chalets > Divers > Maisons à louer > Motos à vendre > Terrains à vendre
> Chambres à louer > Divers à vendre > Maisons à vendre > Occasions d'affaires > Véhicules à vendre
> Commerces à vendre > Locaux commerciaux à louer > Messages personnels > Offres d'emplois > Vente de garage