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Une danse à cinq!
Rémi Tremblay  ( 2/3/2017 )      0 commentaire (s)

La musique a d’abord été composée en fonction d’une gigue à trois. Partageant la même scène, le fédéral, le provincial et la Ville, celle-là promue au titre de maître de piste, ont beaucoup tapé du pied. Dans une gigue, vous le savez mieux que moi, les partenaires de danse n’ont pas à suivre des règles harmoniques très compliquées. L’important, c’est plutôt de faire du bruit! Beaucoup de bruit! Et de créer un effet d’entraînement! Quand tu vois les autres taper du pied, t’as juste pas envie de rester figé comme un piquet. Tu suis le rythme, en espérant que tes pas t’amènent quelque part, peu importe où. Mais le danger d’une gigue, c’est que tes pas ne t’amènent nulle part. Tu fais du surplace et tu uses le plancher.

C’est là qu’on en était à la première année de l’étude de faisabilité du projet de construction d’une voie de contournement ferroviaire. Tout le monde tapait du pied et dansait dans la bonne humeur, y compris les politiciens qui réussissaient à ne pas s’enfarger dans les jambes du voisin, tous heureux d’avoir pu gagner du temps et sauver la face!

Au printemps 2016, avec un seul rapport d’étape d’Aecom en main, les danseurs ont pris une pause. Ça discutait fort dans les chaumières mais bon, il y avait encore devant soi beaucoup de temps pour finir par s’entendre. Le nouveau maire Jean-Guy Cloutier en a profité pour flirter en coulisse avec son partenaire fédéral. D’abord avec le ministre des Transports, Marc Garneau, un maudit bon gars, puis directement avec son patron, Justin Trudeau, ouvert lui aussi à l’idée qu’on avance plus vite que prévu du temps des conservateurs. La gigue est devenue un slow. Un jour avec l’un, un jour avec l’autre. La Ville, toujours maître de piste, attendait beaucoup de ces rapprochements en tête à tête à Montréal et à Sherbrooke. Malheureusement, les petits mots doux, genre ce plan d’action tenu hautement secret visant à proposer une solution miracle pour accélérer l’étude de faisabilité et réduire de trois à deux ans le moment de prendre une décision finale, ont été rejetés du revers de la main. Le disque de danse lascive s’est enrayé. Je ne sais pas si vous avez déjà connu l’expérience mais quand un partenaire de slow se retire, t’as pas intérêt à rester seul au milieu de la piste de danse, sinon tu fais rire de toi. L’humiliation frappe aussi fort qu’une gifle de la fille que tu viens de serrer beaucoup trop près!

Ce qui était une danse à trois, puis à deux est devenue une danse à cinq, le mois dernier quand la Ville a fait discrètement l’aveu de son échec. Les municipalités de Frontenac et de Nantes n’ont pas imposé leur présence au bal, elles étaient bel et bien invitées à la soirée, parce qu’elles sont, en réalité, des parties prenantes du dossier. C’est juste qu’elles se tenaient un peu en retrait des projecteurs. Mais les maires Jacques Breton et Jean-Denis Cloutier ne demandaient pas mieux que d’avancer sur la piste et prendre part au spectacle quand le signal leur serait envoyé. En tant que partenaires de danse, pas comme simples spectateurs. À cinq sur une scène, ça commence à s’appeler une troupe de danse. Et les danseurs ont intérêt à suivre les mêmes pas, sinon les maladroits se font écarter.

Parmi les nombreux faux pas que l’ancienne administration de la Ville et la nouvelle ont commis et répété, celui d’avoir négligé d’entretenir de bonnes et saines relations avec les municipalités voisines la rattrape aujourd’hui. Nos élus pensaient à tort que la voie de contournement ferroviaire pouvait atterrir dans la cour de Frontenac et de Nantes, sans avoir à trop faire de courbettes. Que la tragédie leur délivrait un laissez-passer direct, en tournant les coins ronds et en sautant les préliminaires.

Elle vient de se faire remettre à sa place par ses partenaires. Le message politique est clair: ne pensez pas danser tout seul au milieu de la piste! Ayez du respect pour vos deux voisines qui sont là quand vous avez besoin d’elles et que vous laissez sur le pas de la porte, quand elles viennent vous demander leur appui. Cette attitude ne passe pas inaperçue quand les maires de la MRC du Granit poussent des dossiers qui ne concernent peut-être pas la Ville, mais ce n’est pas une raison pour trouver tous les prétextes et fuir les réunions.

Dans le dossier de la voie de contournement ferroviaire, la Ville a manqué de tact, mais aussi de transparence! Les secrets de coulisses, les citoyens s’en méfient. L’administration Cloutier est arrivée à l’automne 2015 avec la promesse d’être plus transparente que l’administration précédente. D’être plus conciliante, aussi. L’échec du tête à tête avec le fédéral la ramène à la case départ et la confronte avec l’urgence de reconstruire des ponts qui ont été trop longtemps négligés. Des ponts qui ne coûtent pas des millions, ceux-là. Juste de la bonne volonté !

   

 

 

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