L'Écho de Frontenac, hebdo de la région de Lac-Mégantic
 
 
 
 
>  Actualité
>  Actualité policière
>  Paroles aux lecteurs
>  Portrait
>  Billet de Rémi
>  Billet de Claudia
>  La glaciation du lac
>  La déglaciation du lac
>  Élections fédérales 2011
>  Travaux du CSM
>  Tragédie à Saint-Romain
>  Championnat canadiens de cyclistes
>  Élections municipales 2017
>  Archives
Réaction au projet «Un parc, un lac»
19/10/2017
0 commentaire (s)

  BILLET DE CLAUDIA

Archives      



Carrés rouges et cie
Claudia Collard  ( 24/4/2012 )

Je sais, le sujet a été abondamment traité dans les médias, sociaux comme traditionnels, et a fait l’objet de vives discussions plus informelles, créant ou faisant ressortir des tensions, plaçant à l’avant plan un choc d’idées irréconciliables. Ce que j’ai réalisé dans le processus, c’est que les opinions qu’on ose exprimer sur la hausse des droits de scolarité sont souvent tranchées et plus rarement mitigées. En ce qui me concerne, du moins, j’avoue que j’ai tendance à m’emporter.

Je m’emporte lorsqu’on dit que les étudiants n’ont qu’à se passer de leur I Phone, de leur voiture, du voyage dans le Sud à la relâche et tutti quanti et qu’ils trouveront aisément les sous pour défrayer la hausse annoncée. La question n’est pas là! Les étudiants revendiquent un droit fondamental: l’accès aux études supérieures indépendamment de son revenu. Ils crient à l’injustice, qui brime les plus démunis et favorisent les mieux nantis. Ils prônent la préservation du bien commun qu’est l’éducation. Leur bataille, si gagnée, va bénéficier aux générations futures. Parce qu’ils auront oser marcher dans la rue. Plutôt que d’accueillir leurs demandes, les décideurs les infantilisent au possible: «retournez sur les bancs d’école les ti-nenfants!». Imaginez si on avait tenu le même genre de discours à l’époque de la crise d’Oka!

Revenons à l’idée de se départir du I Phone pour pallier miraculeusement la hausse des droits de scolarité. Admettons, juste admettons que ce soit l’idée du siècle. On ouvre alors la porte à un paquet de solutions pour un paquet de hausses. Une contribution santé de 200$ par personne? Bof, on peut bien se passer d’internet une couple de mois. Encore une augmentation du prix de l’électricité? Pas de problème, on va annuler l’option d’afficheur sur le téléphone. Encore une hausse d’impôts? On ira moins souvent au restaurant et on s’achètera moins de vêtements. Etc.

J’en entends penser: «Voyons ce n’est pas tout le monde qui peut se payer l’internet»… «Pis à part de ça il y a du monde qui ont déjà de la difficulté à payer leur compte d’électricité»…

C’est vrai, les solutions citées plus haut ne tiennent pas la route. De un, elles encouragent trop facilement le désengagement des gouvernements et de deux, elles ne prennent pas en considération la réalité des moins nantis. Ça se pourrait-y que ce qui prévaut dans la société s’applique aussi à la population étudiante?

Et ici je ne parle pas de la comparaison avec l’Ontario, où les droits de scolarité sont plus élevés et le taux de diplomation plus faible qu’au Québec. Pas nécessaire, je ne m’emporterai pas sur ce que je considère comme un faux débat.


   

 

 

| Plus
Commenter cet article     4 commentaire (s)

Votre nom :

Votre courriel :

Commentaires :

Vos commentaires
Johanne Carbonneau (2012-04-24 à 11:25)
Tout à fait d'accord avec vous, Claudia. À court d'argument, on infantilise les jeunes et on réduit le débat au maximum. Cette stratégie a été abondamment utilisée lors du dernier siècle, en fait, chaque fois que des groupes ont réclamé davantage de justice sociale: les esclaves, les femmes, les Noirs, les Autochtones, les travailleurs et travailleuses qui voulaient se syndiquer et combien d'autres. Au coeur du débat actuel se trouve des visions très différentes de la société et de la justice sociale. Des centaines de milliers de personnes, adultes et jeunes, partagent en ce moment l'intime conviction que les droits de scolarité devraient être gratuits ou maintenus au minimum afin que l'université soit réellement accessible au plus grand nombre. Et il faut être bien à court d'arguments pour réduire un débat si important à une simple question d'enfantillage.

Francis Paré (2012-06-02 à 22:32)
Tout à fait d'accord avec vous! Et j'encourage ces chers étudiants à continuer leur débat, pas seulement pour eux mais pour les générations futures.

Claude Draper (2012-07-23 à 08:26)
La manifestation n'as jamais rien donner tant qu'a moi.Je me souviens des infirmières, des procureurs, des chomeurs, des assistées sociaux etc etc etc.Eux, les étudiants persistent, persistent et persistent encore, ca deviens à la longue redondant et à la limite dérangeant.Je suis bien d'accord que les gens ont droit de manisfester, je suis bien d'accord que les gens ont droit à la liberté d'expression, je suis pour tout ça les libertés, les droits, mais en quelque part, ça vas fnir comment?Moi à mon avis,la façon de faire c'est d'aller voter quand il y a des élections et si on n'est pas satisfait on se démarre un parti politique. Pour moi tout ça c'est du gaspillage de temps et d'argent.

Pierre Paquet (2013-04-30 à 12:06)
Yé. Bravo.






 

> Animaux > Cours > Logements à louer > Motoneiges à vendre > On demande
> Chalets > Divers > Maisons à louer > Motos à vendre > Terrains à vendre
> Chambres à louer > Divers à vendre > Maisons à vendre > Occasions d'affaires > Véhicules à vendre
> Commerces à vendre > Locaux commerciaux à louer > Messages personnels > Offres d'emplois > Vente de garage