L'Écho de Frontenac, hebdo de la région de Lac-Mégantic
 
 
 
 
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Des questions toujours sans réponse ( 1/10/2018 )

Dans son livre «Mégantic», publié au début de l’été, Anne-Marie Saint-Cerny prouve que la Ville de Lac-Mégantic est responsable d’avoir démoli illégalement les bâtisses du centre-ville non incendié. Avez-vous lu ce livre ? Courez vite l’acheter. Ce livre est le meilleur dossier d’enquête sur la tragédie du 6 juillet 2013 quant à la responsabilité de la compagnie ferroviaire et du ministère fédéral des Transports. Il est facile à lire, clair et simple, avec des noms, des citations, des preuves vérifiées, mais aussi avec des sérieuses accusations contre le conseil de ville et aux manœuvres de la Ville pour empêcher le retour des propriétaires et leur reconstruction.

La Ville a acheté les terrains et les bâtisses en menaçant les propriétaires d’expropriation selon la loi 57 s’ils refusaient l’offre. Intimidation illégale. La Ville ne pouvait pas exproprier s’il n’y avait pas un rapport d’expert affirmant la présence de contamination.

Selon l’article 15 de la loi 57, la Ville pouvait démolir un bâtiment pour réaliser son nouveau plan d’urbanisme que s’il était «jugé, selon un rapport d’expert, impropre à l’habitation ou à la poursuite des activités qui y étaient exercées en raison de l’état de contamination du terrain sur lequel il est situé.»
Le 3 novembre 2014, le ministère de l’Environnement confirme que la décision de démolir pour des raisons environnementales n’est pas fondée !

La population pleurait 47 morts et 27 orphelins. Le conseil de ville, pendant ce temps, s’organisait pour miner la vie de quatre ou cinq douzaines de propriétaires en leur arrachant leurs bâtiments sur les rues Frontenac, Thibodeau, Stearns et le boulevard des Vétérans après avoir déjà acheté les terrains des bâtiments incendiés pour priver les propriétaires de pouvoir reconstruire.

Mais à quoi donc pensaient la mairesse et les échevins? Où étaient leur cœur, leur amour de leur ville, le devoir envers les citoyens dans l’épreuve, les privations, l’état de choc et la souffrance ? Où étaient leurs oreilles ? Elles écoutaient le directeur général et les promoteurs aventuriers qui voulaient bâtir une toute nouvelle ville payante, touristique avec hôtel de 150 chambres, centre de congrès et attractions.
Au diable Promutuel, Chevaliers de Colomb, résidences historiques, logements, bureau de poste, commerces, comptables, notaires, avocats, banques, restaurants et l’Eau Berge toute rénovée, unique terrasse au bord de l’eau.

Quant à la tragédie ferroviaire, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité une résolution demandant au gouvernement fédéral une enquête publique pour éclaircir les embrouilles tentaculaires de l’organisation et de l’insécurité des transports ferroviaires qui sont de juridiction fédérale.

Quant aux galimatias de l’administration municipale de l’époque, il faut aussi que la communauté se regroupe et exige une enquête publique du gouvernement provincial sur les façons troublantes de la Ville d’éliminer le centre-ville en forçant les propriétaires à lui céder terrains et bâtiments sous pression et menace d’expropriation impossible.

Pourquoi les enquêtes publiques? Par sentiment de justice et de vérité, pas de vengeance. Par respect des morts et des survivants souffrants.

Une ville n’est pas une business ni une aventure financière. C’est une communauté de citoyens regroupés pour vivre ensemble et partager la protection et les services d’une ville.

Dans la comédie des réunions pour «Réinventer la ville», la communauté s’est exprimée; elle voulait retrouver sa ville et non la réinventer. Le peuple n’a pas été écouté.

Il faut être croche ou ne pas avoir de cœur pour avoir fomenté la disparition du centre-ville.

Pierre Greffard

   

 

 

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